envih

Du 28 novembre au 18 décembre 2018, en lien avec la journée mondiale contre le SIDA, envih proposera trois événements à Lausanne qui permettront d’aborder la séropositivité sous différentes facettes. Au travers de la projection d’un film, d’une journée de séminaire et d’une soirée de discussion ouverte à toutes et tous nous aborderons différentes facettes de la vie avec le VIH.

Depuis l’apparition des médicaments antirétroviraux, la qualité de vie des personnes séropositives s’est considérablement améliorée à tel point qu’aujourd’hui, lorsqu’on vit avec le VIH, au niveau de sa santé physique et psychique, il est ordinaire d’avoir un parcours et une espérance de vie qualitativement équivalent à celui des personnes non concernées. Toutefois, le VIH/Sida reste un sujet tabou et les représentations des années 80 et 90 demeurent actives en dehors et au sein même de la communauté LGBT. De ce fait, il arrive encore que le statut sérologique positif au VIH conduise des personnes à ressentir un mal être existentiel provoqué par la méconnaissance qui peut parfois aboutir au rejet de ces personnes et à des discriminations. Les statistiques 2017 de l’Aide Suisse contre le Sidamontrent cette année une augmentation de ces discriminations jamais atteinte depuis 2006.

Envih existe depuis 2015. C’est un projet original développé par l’associationVoGay et soutenu en partie par la fondation PROFA. Il propose régulièrement des espaces d’échanges et de réflexion autour des questions liées à la perception individuelle et plus générale de la séropositivité.

Prioritairement ouverts aux personnes séropositives et à leur partenaire, ces espaces ont pour vocation de s’ouvrir petit à petit à un public mixte. C’est ainsi qu’il sera possible de réajuster les anciennes représentations à la réalité actuelle de vie avec le VIH aux yeux des personnes séropositives elles-mêmes et aux yeux des personnes séronégatives.


PROGRAMME

  • Mercredi 28 novembre 2018

Soirée cinéma : Plaire, aimer et courir vite !
VG Santé et envihvous invitent à une soirée cinéma et échange au cinéma Oblo, avenue de France 9 à Lausanne.

 

  • Samedi 8 décembre 2018

Séminaire envih :Dire ou ne pas dire ?, ouvert aux personnes qui vivent avec le VIH, à leur partenaire ou à leurs proches.

 

  • Mardi 18 décembre 2018

Et si on échangeait :Parcours de vie avec le VIH d’hier à aujourd’hui ! Rendez-vous à VoGay, à la rue Pépinet 1 à Lausanne dès 19h. pour un débat ouvert à tout public (ouverture des portes à 18H45)

 

Contact

Eric Périat, coordinateur projet envih
envih@vogay.ch
Tél. 021 555 20 08

 

envih

La séropositivité est encore sujette à la stigmatisation et aux jugements qui peuvent parfois exposer au rejet. Cela pourrait expliquer le malaise ressenti parfois lorsque la question du dévoilement se pose dans les diverses situations de la vie.

  • –  Dire ou ne pas dire sa séropositivité ?
  • –  Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, il y a un choix. Que l’on fait.
  • –  Ce choix est loin d’être facile ou anodin.
  • –  Il est la « réponse » à de nombreuses questions que nous avons.
  • –  Comment se sentir à l’aise
    • avec notre choix ?
    • et avec notre manière de communiquer sur ce sujet ?

Méthode

Ce séminaire sera animé suivant la méthodologie des Méthodes d’Action selon J.L. Moreno. La journée s’effectuera dans un espace interactif et dynamique permettant par l’action, d’exprimer, d’expérimenter, d’exercer des manières d’être et des manières de faire, et ainsi, d’élaborer plus aisément une réflexion, d’évaluer les possibles et de s’ancrer constructivement dans les choix quenous faisons.

Intervenants

Norbert Apter (harvard, M.Ed.)

Pionnier du Psychodrame Humaniste en Suisse Romande, Norbert Apter est psychothérapeute reconnu au niveau Fédéral (CH, accrédité formateur en Psychothérapie Centrée sur la personne(Carl Rogers) et en Psychodrame Humaniste (J.L. Moreno)). Directeur de l’Institut ODef (www.odef.ch), il est aussi conférencier international et auteur de nombreux articles en françaiset en anglais. Il est intervenu ces dernières années dans plus d’une vingtaine de pays. Plus dedétails www.norbertapter.ch

Dr Stéphane With-Augustin

Docteur en psychologie et spécialiste en psychothérapie FSP/ASP (reconnu au niveau fédéral), Stéphane With-Augustin est psychologue associé au Checkpoint Vaud et chargé de cours àl’université de Genève. Il est formé au psychodrame humaniste (J.L. Moreno) et aux thérapiesbasées sur la mentalisation (TBM).

Détails pratiques

Séminaire ouvert aux personnes séropositives, à leur partenaire et à leurs proches

Date: samedi 8 décembre 2018 de 9H00 à 17H00
Adresse: Avenue Georgette 1, 1er étage | 1003 Lausanne
Prix: 30 francs par personne (possibilité d’adapter le prix sur demande)
Inscription sur www.envih.ch ou 021 555 20 08
Participation de 6 à 10 personnes

Durant tout le mois de novembre, le test VIH à résultat rapide est à 10 CHF dans les centres participants.

 

Le dépistage, c’est (toujours) le seul moyen d’être sûr.

Après au moins 30 jours sans risque de contracter le VIH, il est temps de faire le point.

Informations et liste des centres sur www.drgay.ch/securion

  • A Lausanne, dépistage sans rendez-vous au Checkpoint Vaud les lundis (12h00-16h00), mercredis et vendredis (16h00-20h00).
  • Il est également possible de prendre un rendez-vous à la PMU (CHUV) ou dans l’un des centres de santé sexuelle de Profa à Lausanne, Renens, Yverdon, Nyon, Morges, Vevey, Montreux et Aigle.

#Securion est une campagne de l’Aide Suisse contre le Sida à destination des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

#VIH #Depistage #HIV #GetTested #KnowYourStatus

Prévention et promotion de la santé

La prévention est un terme que l’on a souvent eu tendance à limiter à la sphère médicale. Certes, elle requiert des connaissances scientifiques dans le domaine concerné – dans le cas de VoGay, il s’agit du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), du sida (syndrome de l’immunodéficience acquise) et des infections sexuellement transmissibles (IST) – mais également dans les interactions que ce domaine peut avoir avec d’autres aspects de la vie.

La prévention doit donc aussi être considérée dans ses dimensions sociale et culturelle. Afin d’être efficace, elle doit inclure le bien-être général des individus qui, dans certaines situations de détresse ou de dépréciation de soi, se montrent souvent moins réceptifs aux concepts de protection. Il est donc indispensable de travailler à une acceptation de l’homosexualité et de la bisexualité dans notre société, de vider ces formes de sexualité des préjugés qui leur sont associés et de permettre ainsi à chaque personne homosexuelle ou bisexuelle de vivre sa vie dans les meilleures conditions possibles, dans le respect de soi et des autres.

Les membres fondateurs de VoGay, association créée en 1997, se réunissaient auparavant dans les locaux de Sid’Action. Ils formaient un groupe du nom de ProGay, dont l’un des buts était de participer à des actions de prévention sur la scène gay vaudoise. Cette mission s’est développée au fil des années et les compétences de VoGay en matière de prévention et de lutte contre le sida sont désormais reconnues au niveau national par le biais de l’Aide Suisse contre le Sida (ASS), dont l’association est membre, et au niveau cantonal par les subventions qu’elle reçoit du service de la santé publique vaudois.

Checkpoint Vaud

Le Checkpoint Vaud est un centre de santé pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et pour les personnes trans*.

Plus d’informations
Acteur de proximité et acteur/actrice de prévention

Depuis juillet 2012, c’est le Checkpoint Vaud qui est mandaté par le canton pour réaliser la prévention VIH/IST auprès de la population HSH. Un acteur de prévention à un taux d’occupation de 60% assure ce travail. Cette personne a pour mission d’assurer une information de qualité sur le VIH/sida, les IST, les rapports sexuels à moindre risque. Il écoute, conseille, oriente, et informe également la population sur le travail et les activités du centre et des associations communautaires.

Pour toute question en rapport avec la prévention: prevention@vogay.ch

Coordination Vaudoise du 1er décembre

VoGay est membre de la Coordination Vaudoise du 1er décembre qui regroupe l’ensemble des institutions œuvrant lors de la Journée Mondiale de lutte contre le sida et qui coordonne les actions organisées à cette occasion.Le but de cet organisme est de favoriser la coordination des différentes actions menées lors de cette journée.

Les 2 axes fondamentaux des activités développées sont:
la solidarité avec les personnes séropositives et la prévention de la transmission du VIH ainsi que des autres IST.

Exposition & Table ronde

A l’occasion de son passage en Europe, VG à le plaisir de recevoir Sophie Labelle auteure militante du BD-Blog “Assignée Garçon”.

Exposition
A partir de 14h00, venez découvrir le travail de Sophie Labelle et discuter autour de planches extraites de son BD-Blog Assignée Garçon

Table ronde
A 18h00, Sophie Labelle sera rejointe par des jeunes trans’ ainsi que par un•e représentant•e des ressources à leur disposition en Suisse.

Avec le public, ils.elles.Illes pourrons ensemble échanger autour des réalités actuelles vécues par les personnes trans’ et en particulier des jeunes, en Suisse et au Québec.

Participez à l’enquête en ligne.

Pour certains la sexualité est une source de plaisir partagé, un moment d’intimité qui permet de recevoir et d’exprimer des marques d’affections à la ou les personne(s) de son choix.

Pour d’autres, la recherche de satisfaction sexuelle est vécue comme un besoin irrépressible pouvant engendrer des comportements difficiles à contrôler, même lorsqu’ils s’accompagnent de conséquences indésirables.

Cette enquête en ligne a pour objectif de valider une échelle de dépistage des comportements sexuels compulsifs dans une population masculine, hétérosexuelle et homosexuelle.

Remarques sur la participation à l’enquête
Pour participer à l’enquête, il n’est pas nécessaire de présenter des difficultés dans le contrôle de vos comportements sexuels. La validation d’un questionnaire nécessite autant la participation de personnes qui ne sont pas concernées par la problématique que de personnes qui pensent qu’elles pourraient souffrir d’une addiction sexuelle. La participation à l’enquête est limitée aux hommes âgés de 18 ans ou plus.

Contexte de réalisation de l’enquête
Cette recherche est effectuée dans le cadre d’un travail de maîtrise universitaire à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education (FAPSE) de l’Université de Genève en collaboration avec le Checkpoint de la fondation Profa à Lausanne. Dans cette recherche s’inscrit également la participation à l’élaboration d’une section du questionnaire par M. Raphaël Depallens, étudiant à l’EESP en travail social à Lausanne. L’objectif de cette participation est la réalisation d’un mémoire de bachelor sur la thématique des violences sexuelles vécues par des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et la gestion de la prise de risques au VIH dans la sexualité.

Remarque sur la protection de la vie privée:
Ce questionnaire est anonyme. L’enregistrement de vos réponses à ce questionnaire ne contient aucune information permettant de vous identifier.

Remarques sur l’utilisation des données:
Les données récoltées sont anonymes et pourront être utilisées à des fins de recherche, de présentations ou de publications scientifiques.

Inconvénients et bénéfices liés à la participation: Le principal inconvénient lié à la participation à l’enquête est le temps consacré à remplir le questionnaire.

Les risques:
Il se pourrait qu’un sentiment d’inconfort soit éprouvé à l’égard de certaines questions personnelles qui seront posées. Dans l’éventualité où la participation à l’enquête suscite un sentiment d’inconfort ou d’une remise en question personnelle, il est possible d’organiser, à la demande une consultation d’orientation gratuite avec un psychologue ou un sexologue de la fondation Profa.

Les bénéfices:
La participation à l’enquête ne procurera pas de bénéfice direct aux participants. Votre participation fera une différence pour la recherche sur les comportements sexuels addictifs. Elle pourrait permettre d’améliorer les connaissances, et par conséquent la qualité des soins et conseils de santé proposés aux personnes qui recherchent de l’aide auprès des professionnels de la santé.

Si vous choisissez de participer à l’enquête:
Il faudrait prévoir entre 20 et 30 minutes pour compléter le questionnaire. Il est possible d’interrompre et de reprendre le questionnaire à tout moment. Veuillez noter qu’en remplissant le questionnaire, vous indiquez votre accord sur les termes d’utilisation des données récoltées.

Questionnaire:

formulaire.unige.ch

La prévention est un terme que l’on a souvent eu tendance à limiter à la sphère médicale. Certes, elle requiert des connaissances scientifiques dans le domaine concerné – dans le cas de VoGay, il s’agit du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), du sida (syndrome de l’immunodéficience acquise) et des infections sexuellement transmissibles (IST) – mais également dans les interactions que ce domaine peut avoir avec d’autres aspects de la vie.

La prévention doit donc aussi être considérée dans ses dimensions sociale et culturelle. Afin d’être efficace, elle doit inclure le bien-être général des individus qui, dans certaines situations de détresse ou de dépréciation de soi, se montrent souvent moins réceptifs aux concepts de protection. Il est donc indispensable de travailler à une acceptation de l’homosexualité et de la bisexualité dans notre société, de vider ces formes de sexualité des préjugés qui leur sont associés et de permettre ainsi à chaque personne homosexuelle ou bisexuelle de vivre sa vie dans les meilleures conditions possibles, dans le respect de soi et des autres.

Les membres fondateurs de VoGay, association créée en 1997, se réunissaient auparavant dans les locaux de Sid’Action. Ils formaient un groupe du nom de ProGay, dont l’un des buts était de participer à des actions de prévention sur la scène gay vaudoise. Cette mission s’est développée au fil des années et les compétences de VoGay en matière de prévention et de lutte contre le sida sont désormais reconnues au niveau national par le biais de l’Aide Suisse contre le Sida (ASS), dont l’association est membre, et au niveau cantonal par les subventions qu’elle reçoit du service de la santé publique vaudois.

Checkpoint Vaud:

Le Checkpoint Vaud est un centre de santé pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et pour les personnes trans.

Plus d’informations:

Acteur de proximité et acteur/actrice de prévention
Depuis juillet 2012, c’est le Checkpoint Vaud qui est mandaté par le canton pour réaliser la prévention VIH/IST auprès de la population HSH. Un acteur de prévention à un taux d’occupation de 60% assure ce travail. Cette personne a pour mission d’assurer une information de qualité sur le VIH/sida, les IST, les rapports sexuels à moindre risque. Il écoute, conseille, oriente, et informe également la population sur le travail et les activités du centre et des associations communautaires.

Pour toute question en rapport avec la prévention: prevention@vogay.ch

Coordination Vaudoise du 1er décembre :

PNG VoGay est membre de la Coordination Vaudoise du 1er décembre qui regroupe l’ensemble des institutions œuvrant lors de la Journée Mondiale de lutte contre le sida et qui coordonne les actions organisées à cette occasion. Le but de cet organisme est de favoriser la coordination des différentes actions menées lors de cette journée.

Les 2 axes fondamentaux des activités développées sont:

  • la solidarité avec les personnes séropositives et
  • la prévention de la transmission du VIH ainsi que des autres IST

En savoir plus:

Dr Gay

Article Le Temps du 31 octobre 2015

Une semaine de prévention contre le rejet basé sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre a eu lieu cette semaine dans les écoles de Renens. Pour l’occasion, des jeunes ayant fait leur coming-out ont raconté leurs expériences

«Lorsque ma mère a découvert que j’étais lesbienne, je n’ai plus osé rentrer chez moi pendant une semaine.» «Mon père a fouillé mon ordinateur et a découvert des photos éloquentes. Il a piqué une forte colère, mais ne m’en a plus jamais reparlé depuis: on évite le sujet.» Avec franchise, des adolescents de 14 à 21 ans sont venus témoigner devant les élèves des écoles secondaires de Renens dans le cadre de la première semaine d’actions contre l’homophobie, la transphobie et le sexisme. Une manifestation organisée par la Municipalité pour les 11 à 14 ans. Certains d’entre eux n’avaient jamais entendu parler d’homosexualité.

Ils ont vécu de véritables moments d’enfer
Les jeunes qui ont témoigné de leur parcours difficile se sont rencontrés au sein de l’association vaudoise VoGay, spécialisée dans le soutien aux jeunes LGBT (Lesbiennes Gay Bisexuelles Trans). Sept d’entre eux nous ont reçu dans l’un des groupes de parole organisés par VoGay. Autour de la table, ils ont eu la force d’assumer leur identité, leur sexualité, ils se sentent mieux depuis, mais ils ont traversé de véritables moments d’enfer. Certains sont effacés, la tête rentrée dans les épaules. Louis*, 18 ans, n’a pas encore parlé de son homosexualité à sa famille, « juste à deux-trois copains qui se sont montrés cools ». D’autres s’épanouissent dans ce groupe comme nulle part ailleurs.

« J’étais tellement mal, qu’avec ma mère on a commencé à chercher sur internet ce que j’avais »
Leo attend ces réunions avec impatience ; sans elles, il serait encore sûrement en dépression. «J’ai découvert que j’étais transgenre il y a six mois», raconte-t-il, petite tête d’ange encore pouponne, à peine sorti de l’enfance. Il ne s’est jamais identifié à son corps féminin. « J’étais tellement mal, qu’avec ma mère, on a commencé à chercher sur internet ce que j’avais. » Il a fini par rencontrer un coordinateur de VoGay Jeunes. «La personne qui m’a accueilli a proposé de me présenter au groupe de paroles en tant que Leo. C’était le plus beau cadeau que l’on puisse me faire.» A l’école secondaire, ce jeune de 14 ans ne partage pas son secret avec ses camarades, de peur d’être rejeté.

La crainte du rejet
Pour VoGay, trouver des jeunes LGBT d’accord de parler devant des classes n’a pas été difficile : eux-mêmes auraient aimé bénéficier d’une telle intervention à l’école. Florent Jouinot, coordinateur des projets Jeunes de VoGay, trouve ces témoignages essentiels. « L’anticipation de rejet des jeunes LGBT est souvent bien pire que la réaction qu’ils suscitent. Cette semaine, ils ont pu parler de leur parcours à leurs semblables, dans un cadre sécurisant et ils ont vu qu’on les a accepté. »

«On me traite de gouine et je réponds: merci, je sais»!
Yaëlle, Adrian, Melissa, Andrea, Lydia, Louis* et Leo ont tous souffert dans leur quête d’identité. Ils n’osent pas sortir n’importe où à Lausanne. Le port d’un chapeau melon et d’une chemise boutonnée a valu une mauvaise expérience à l’un d’eux. Andrea a été agressé par une connaissance il y a un an, il a été roué de coups et brûlé au visage avec une cigarette ; son père a porté l’affaire devant la justice. Lorsqu’elle se fait insulter dans la rue parce qu’elle tient une fille par la main, Yaëlle éclate de rire. « On me traite de gouine et je réponds : merci, je sais ! » Adrian a profité de son travail de maturité pour aborder le sujet qui le taraudait depuis des années, sans jamais pouvoir en parler : l’homophobie. Lorsqu’il a eu le courage de faire son coming-out devant ses parents, ceux-ci lui ont interdit d’en parler au reste de la famille. « Ça m’a fait mal et je ne les ai pas écouté. Aujourd’hui ma grand-maman adore mon compagnon. »

Le risque du suicide
Les thématiques liées à l’orientation sexuelle et à l’identité du genre demeurent des sujets trop largement tabous, selon Florent Jouinot. De nombreux jeunes répriment leurs attirances de peur d’être stigmatisés, rejetés et discriminés. Selon l’association Stopsuicide, le taux de suicide est de 2 à 5 fois plus élevé dans cette population. Le risque d’échec scolaire est une conséquence directe de l’homophobie.

Quelle suite donner à cette semaine pilote ? Un référent LGBT sera nommé dans les écoles de Renens, un lieu d’accueil pour les jeunes en questionnement sera rendu visible et la journée mondiale contre l’homophobie s’inscrira dans la durée, avec un événement fort chaque année. « Dans les classes, les élèves ont vu qu’on existait et ils pourront contacter VoGay s’ils en ressentent le besoin », conclut le coordinateur.

Source: Aïna Skjellaug pour Le Temps

*nom connu de la rédaction