Descriptif du poste

Le poste se définit par un 60%, à savoir 102 heures par mois (25h30 par semaine), pouvant être réparties en fonction des besoins à l’exception des jeudis et vendredis de 18h à 22h.

Le poste s’exerce au sein de VoGay, association vaudoise pour la diversité sexuelle et de genre, au profit d’un mandat du Service de la santé publique du Canton de Vaud, dans un but de prévention et de promotion de la santé (physique et en particulier sexuelle, psychique et sociale) par et pour les personnes et en particulier des jeunes ressentant ou vivant une orientation sexuelle et/ou une identité de genre atypique(s) ou qui sont en questionnement.

VG Jeunes est un des programmes des Projets Jeunes de l’association, et organise des rencontres conviviales et des campagnes pour les jeunes LGBT* ou en questionnement, jusqu’à 25 ans. Les rencontres ont lieu les jeudis ou vendredis soirs à Lausanne, Aigle, Nyon, Payerne et Yverdon-les-Bains et sont animées par des animateurs et animatrices bénévoles.

Le ou la responsable des groupes VG Jeunes est sous la responsabilité hiérarchique de nos 2 co-secrétaires générales.

Raison d’être du poste

  • Piloter le programme VGJeunes, y compris organiser des rencontres conviviales dans un cadre bienveillant sur plusieurs sites du canton de Vaud, rencontres animées par des animateurs et animatrices bénévoles.
  • Organiser des campagnes pour les jeunes LGBTIQA* ou en questionnement, jusqu’à 25 ans.

Mision générale du poste

  • Garantir aux membres des différents groupes VG Jeunes existants un accueil, un cadre et une écoute ainsi que co-construire un programme d’activités propres à participer au bien-être et à l’émancipation des jeunes bénéficiaires.
  • Développer et pérenniser dans différentes villes du canton les Groupes VG Jeunes.
  • Encadrer l’équipe d’animation (activités et programmes, animation) dans une perspective de formation.
  • Collaborer avec les autres secteurs de VoGay et en particulier avec les projets Jeunes : le service Accueil et Écoute, la Permanence et VG Sensibilisation.

Objectifs du poste

  • Garantir aux membres des groupes VG Jeunes un accueil, un cadre et une écoute bienveillants.
  • Co-construire des activités propres à participer au bien-être et à l’émancipation des jeunes bénéficiaires.
  • Développer et pérenniser le programme dans différentes villes vaudoises en fonction des spécificités et besoins locaux.
  • Assurer le recrutement des animateurs-trices bénévoles.
  • Superviser et encadrer le travail des animateurs-trices dans un objectif de formation, d’autonomisation et d’acquis de compétences notamment en organisant des rencontres d’intervision et des formations.
  • Collaborer activement et impliquer les jeunes dans l’organisation des campagnes annuelles menées par VoGay.
  • Coordonner des activités communes des groupes VG Jeunes avec d’autres groupes de l’association VoGay.
  • Faire connaître l’existence des groupes VG Jeunes aux jeunes et aux professionnel·le·s de l’éducation et de la santé.
  • Assurer un suivi de la comptabilité, des budgets ainsi que des données statistiques du programme.
  • Idéalement, permis de conduire.

Votre profil

  • Formation dans l’animation socio-culturelle et CAS practien·ne formateur·trice ou disposé·e à le suivre.
  • Expérience de 2 à 3 ans dans le domaine de l’animation socio-culturelle.
  • Expérience dans la gestion des bénévoles et la gestion de projet.
  • Intérêt marqué pour les questions de diversité sexuelle et de genre.
  • Sens de la communication et envie de travailler avec des jeunes de 12 à 25 ans.
  • Connaissance des réseaux et ressources en matière de santé psychique, physique et sexuelle dans le canton de Vaud.
  • Connaissance du réseau et des enjeux LGBTIQ+
  • Facilité de travailler avec les nouveaux médias, maitrise des outils informatiques de base (word, excel) et de la communication sur les réseaux sociaux.

Nous offrons

  • Un poste de travail varié et stimulant.
  • Une certaine liberté dans l’organisation du temps et du lieu de travail.
  • Une équipe sympathique et dynamique.
  • La collaboration avec une équipe de bénévoles engagé·e·s.
  • Des formations continues.

Informations supplémentaires sur le poste 

Lieu de travail: locaux de VoGay au centre de Lausanne + déplacements réguliers dans le cadre des rencontres des groupes jeunes (principalement Aigle, Nyon, Payerne, Yverdon).

Taux d’activité: 60%
Engagement: 1 janvier 2022
Délai de postulation: mercredi 13 octobre 2021 (seuls les dossiers complets seront retenus)

Les candidatures (lettre de motivation, CV, diplômes et attestations usuelles) sont à envoyer par mail àhc.yagov@iolpme  . Pour toute question, vous pouvez joindre Emmanuelle Anex Co-Secrétaire Générale au 079 263 76 83

Notre équipe est composée de personnes concernées et leurs allié.e.s, nous encourageons également les postulations des personnes trans* « Trans Welcome »

IDAHOT 2021: International Day Against Homo, bi and transphobia

Super comme tu es
La SUPER campagne pour plus d’estime de soi – et des dépistages abordables
Super comme tu es

De nombreuses personnes de la communauté sont sous pression et donc malheureuses: les hommes gay, bisexuels et transgenres n’ont pas une très haute estime d’eux-mêmes. Beaucoup ont de la peine à s’accepter tels qu’ils sont. Dr Gay veut changer les choses. Avec un grand nombre de partenaires de la communauté, il fait un premier pas dans ce sens et déclare: «T’es super comme tu es!»

Super comme tu es
La SUPER campagne 2020 allie ce message important pour la communauté à une offre spéciale de dépistage.
Des dépistages réguliers permettent de se sentir mieux pendant les rapports sexuels. En septembre et octobre, tous les hommes (gays, bi, trans et queer) ayant des rapports sexuels avec des hommes peuvent profiter d’un dépistage du VIH, de la syphilis, de la chlamydia et de la gonorrhée pour seulement 40 CHF. Venir faire le dépistage avec un•e ami•e c’est encore mieux.
Tu trouveras ici, la liste des centres de dépistage:
Super comme tu es

« Je me suis sentie plus légère. (…) Je pouvais enfin être moi-même. »

Dans son panel d’outils d’action pour lutter contre l’homophobie et la transphobie, l’association VoGay développe, à belle allure, son champ d’intervention axé sur la sensibilisation en milieu scolaire, parascolaire et professionnel. Elle offre un accompagnement sur mesure adapté aux besoins et aux souhaits de ses partenaires. Construisant, ainsi, des projets forts au plus proche des réalités dans la prévention des discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre. Ces actions répondent à la conséquence sociale qu’entraîne un environnement délétère n’offrant pas encore à chacun·e l’ouverture, l’acceptation et l’égalité nécessaire à la dignité. Sandrine Cina en parle avec beaucoup de justesse dans sa conférence TEDx Talks : « (…) Pour beaucoup de ces jeunes, le décalage entre ce que pense la société d’eux et ce que ces jeunes ressentent être est insupportable. À cela s’ajoute, le harcèlement dont ils sont victimes. (…) Une personne qui ne parle pas de sa vie privée a plus de difficulté à s’intégrer. Et on connaît les conséquences d’une mauvaise intégration : baisse de la motivation, absentéisme, stress, voir même dépression ».  Les enquêtes populationnelles menées en Suisse[1]montrent que les jeunes LGBTQ+ sont plus fortement exposé·e·s à différentes formes de violence et de harcèlement. Les chiffres sont alarmants avec quatre à cinq fois plus de probabilité pour un·e jeune LGBTIQ+ de faire une tentative de suicide. Il s’agit d’un problème de santé publique d’ampleur qui mériterait une action politique à la mesure.

Dans un effort de prévention des discriminations, l’Établissement Secondaire de Renens collabore avec VoGay depuis 2015. Chaque année, l’association intervient dans le cadre d’une semaine de sensibilisation. L’objet de cet article est de partager le témoignage de Mel[2], élève en 10èmeannée au Collège de Renens, pour qui l’intervention en 2018 a joué un rôle important dans son parcours. Mel espère pouvoir aider les autres jeunes LGBTIQ+ en partageant son expérience. Elle décide donc de nous parler à cœur ouvert et nous la remercions grandement pour son précieux témoignage.

« Il y a eu un espace de discussion et on a vraiment pu parler de tout ça. »

Comment se passe l’école ?

Dans mon ancien collège à Crisser, dès qu’il y avait une personne qui sortait de la norme ce n’était pas normal. Le collège de Renens est assez ouvert. Bon, je ne veux pas dire que c’est accepté, mais la plupart s’en fichent. Je pense aussi que c’est un environnement compliqué. C’est la période de l’adolescence et certains élèves ont peur de la différence. Mais dans l’ensemble, je dirais que ça se passe assez bien.

Comment les choses se passent pour toi dans ta classe ? As-tu rencontré des soucis ?

La première année, ça n’a pas été facile. Alors, je me souviens que je n’en pouvais plus et je crois avoir gueulé… Et depuis, ils ont compris. Ça fait deux ans que je suis dans ce collège. Dans l’ensemble, je me sens en sécurité à l’école. S’il y a un problème, je peux aller voir ma prof ou l’infirmière. 

Comment as-tu trouvé l’intervention VoGay ? Qu’est-ce que tu penses que cela apporte à ton collège ?

J’ai beaucoup aimé les courts-métrages et j’ai aussi beaucoup apprécié qu’il y ait eu des gens pour venir en discuter en classe après. J’ai pu connaître, un peu, les idées de mes camarades. Et puis, il y a eu un espace de discussion et on a vraiment pu parler de tout ça. Durant l’intervention, j’ai trouvé que certains

ne faisaient pas preuve d’intelligence. Ils ont, par exemple, demandé « Pourquoi cela existe ? ». Ils ne comprenaient pas. Et puis, il y a une idée qui m’a beaucoup plu : Si on pouvait choisir notre orientation, on serait tous cisgenre ou hétéro parce que c’est plus simple dans notre société. Oui… J’ai bien aimé cette idée. Après l’intervention, j’ai trouvé que ça a un peu changé en classe. Je pense que ça a un peu ouvert les esprits. Et puis, je savais à quoi m’en tenir avec certains. Par le passé, j’ai été victime de harcèlement à l’école. On me disait, par exemple, que j’étais contre nature, que je n’étais pas normal. Mais à Renens, maintenant, je ne suis plus victime de ce genre de préjugés.

« C’était dit. (…) Après l’avoir dit, on se sent plus légère et on ne se cache plus.»

Considères-tu que les personnes LGBTIQ+ sont acceptées dans ton environnement ?

Ça dépend… Dans ma famille, pour ma mère et ma tante, il n’y a pas problème. Mais du côté de mon père, ma grand-mère paternelle, je ne le sens pas. Ils ne savent pas.

En ce qui concerne mes amis, je n’ai pas besoin de leur dire. Ils le savent. J’ai beaucoup d’amis LGBTIQ+.  Mon meilleur ami est trans’ et ma meilleure amie est bi. Je dirais que 75 % de mes amis sont LGBTIQ+ alors je ne le cache pas. À l’école, j’ai même une camarade de classe qui apprécie ma copine et qui me demande parfois quand est-ce qu’elle revient. Ma petite amie vit en France et elle vient souvent me rendre visite.

Quand et comment se sont passés tes questionnements au sujet de ton orientation sexuelle ?

J’ai su très tôt. Ça doit faire depuis l’âge de 10 ans que je sais et ça n’a pas été difficile pour moi de l’accepter. Je me souviens que petite, parfois, je me disais : « Imagine, je finis ma vie avec une fille… »

Concernant ta situation personnelle, est-ce que cela a été compliqué de le dire ?

Je connais ma mère totalement tolérante. Et puis, je pense qu’elle le savait. Mais c’était mieux que je le dise.

Comment l’as-tu dit ?

Je lui ai dit qu’à l’école, il y avait eu une intervention et que dans les films qu’on a regardés, les parents reniaient leur enfant à cause de leur orientation sexuelle. Elle m’a tout de suite répondu « Oui, je pense que tu l’es ». Et je lui ai rétorqué « Ben, oui ». C’était dit et je n’ai pas eu peur. Après l’avoir dit, on se sent plus légère et on ne se cache plus. Je pouvais enfin être moi-même.

« Il faut vivre sa vie tel qu’on est. »

Que retiendras-tu de toute cette expérience autour de/avec l’association VoGay ?

Je trouve que c’est positif. Et c’est important qu’une association fasse ça dans les écoles. Après l’intervention, je me suis renseignée sur Vogay et j’ai décidé d’y faire mon stage. L’association et ses membres sont hyper accueillants. J’ai pu rencontrer de nouvelles personnes et puis j’ai pu faire de nouvelles expériences aussi. J’ai parlé de l’association à certains de mes amis qui ne connaissaient pas VoGay. À la rentrée, je pense que je retournerai au groupe jeunes avec eux.

Quel message aimerais-tu faire passer ?

Je ne sais pas trop… Il faut vivre sa vie tel qu’on est. Pourquoi se cacher ? Au final, se cacher ça fait seulement se sentir moins bien. Il faut vivre sa vie sans se préoccuper des autres.

Interview réalisé et écrit par Hirow Khoshekdaman,
Août 2019

[1] Lucia S, Stadelmann S, Amiguet M, Ribeaud D, Bize R.Enquêtes populationnelles sur la victimisation et la délinquance chez les jeunes dans les cantons de Vaud et Zürich.Les jeunes non exclusivement hétérosexuel-le-s : populations davantage exposées ? Lausanne, Institut universitaire de médecine sociale et préventive, 2017 (Raisons de santé 279). http://dx.doi.org/10.16908/issn.1660-7104/279

[2] Prénom d’emprunt.

À Digoin, en Saône-et-Loire, Théodore Tomasz, un lycéen de 18 ans, a réalisé un court-métrage traitant de l’homophobie en milieu scolaire. En trois mois, la vidéo a récolté plus d’un million de vues sur YouTube.

Au printemps dernier, le jeune Théodore Tomasz réalisait son tout premier court-métrage : « Par un regard ». Aujourd’hui, la vidéo triomphe sur YouTube, avec plus d’un million de vues en trois mois.

Le court-métrage, qui dure 22 minutes, a été tourné au lycée Camille Claudel à Digoin, dans le département de la Saône-et-Loire. À travers le regard de plusieurs adolescents gays, Théodore montre à quel point il est compliqué de vivre son homosexualité en milieu scolaire et dans la société.

« L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus […] »

Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche Comté, le jeune réalisateur est fier de son travail et du message transmis à travers ses images. « J’ai besoin de m’exprimer sur des sujets qui ne me semblent plus du tout normaux aujourd’hui. L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus, toutes ces discriminations sont totalement ridicules », raconte t-il.

Une seconde partie à venir

Théodore ne compte apparement pas s’arrêter là. Une deuxième partie doit suivre, dont le tournage commencera à la fin du mois d’août pour une sortie prévue en octobre prochain. Le teaser de « Par un regard 2 » est déjà disponible sur Youtube.

Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, les violences à caractère LGBTphobes ont augmenté de 15% en 2018 par rapport à l’année précédente. 5% de ces violences se déroulent en milieu scolaire et 10% dans l’entourage familial.


Crédit photo : Capture d’écran / YouTube – Article original sur Têtu.com
https://tetu.com/2019/08/22/le-court-metrage-contre-lhomophobie-dun-lyceen-de-18-ans-rencontre-un-succes-inattendu