Jeunesse

VoGay se propose d’informer les jeunes, leurs parents et leurs encadrant•e•s sur les questions en rapport avec l’orientation sexuelle et les rejets que celle-ci peut entrainer.

Les violences homophobes (symboliques, verbales, morales ou physiques) et la stigmatisation sociale constituent encore aujourd’hui le quotidien des jeunes homo/bisexuel•le•s ou en questionnement en particulier aux sein des établissements d’enseignements et de loisir.

Mais si l’homo/bi-sexualité, réelle ou supposée, est le motif de bon nombres de manifestations hostiles, ce sujet est aujourd’hui encore trop souvent absent par ailleurs, que ce soit au sein des contenus d’enseignement, des bibliothèques scolaires, des discours des adultes encadrant•e•s... laissant ainsi la voie libre à tous les préjugés.

Une telle situation n’est pas sans conséquences sur les jeunes concerné•e•s. L’image négative de l’homo/bi-sexualité véhiculée ruine l’estime qu’ils/elles ont d’eux/elles-mêmes.

Couplé aux violences quotidiennes dont ils/elles peuvent-être les cibles, cela conduit encore trop souvent ces jeunes vers des comportements à risque et auto-destructeurs. A l’extrême, certain•e•s développent des idéations suicidaires conduisant à des tentatives de suicides et à des suicides accomplis.

VoGay souhaite permettre l’accès à toutes les informations et à tous les documents en rapport avec l’homo/bi-sexualité nécessaires aux jeunes, aux parents et aux encadrant•e•s scolaires.

VoGay se propose d’être un interlocuteur pour tou•te•s celles/ceux qui se retrouvent confronté•e•s à des questions en rapport avec l’homo/bi-sexualité.

Au travers de ses actions et des groupes qu’elle organise, VoGay désire apporter l’aide et le soutien nécessaire aux personnes concernées par l’homosexualité. Cela passe par une meilleure visibilisation de ceux-ci et notamment du service Accueil et Écoute et du Groupe Jeunes qui permettent aux plus jeunes de briser l’isolement dans lequel ils/elles sont enfermé•e•s et de trouver à qui parler de leur questionnement et de leur souffrance face au rejet dont ils/elles peuvent être victimes.

L’objectif de VoGay n’est pas de promouvoir quoi que ce soit si ce n’est l’acceptation et le respect de chacun•e quelque soit son apparence (sexe, physique, expression de genre, couleur de peau, attitude, vêtements...), ses croyances (morales, religieuses...)... mais également son orientation sexuelle et son identité de genre qui sont des composantes de l’identité et de la personnalité tout aussi importantes que les autres.


- Témoignages -

  • Raphaël, 20 ans  : « Autant que les profs, les infirmières scolaires étaient fermées au dialogue. Sur les 800 élèves du gymnase, j’avais le sentiment d’être le seul à me débattre avec mes problèmes d’identité sexuelle. A 18 ans, j’étais au fond du trou. J’ai quitté le gymnase, j’ai quitté le foyer familial et je me suis trouvé du travail. »
  • Chantal, 20 ans  : « Dès le début du collège, je m’inventais des faux flirts avec des garçons pour ne pas attirer l’attention. Les gens nous classent immédiatement comme anormaux si l’on dit qui on est. Ou ils veulent nous remettre ‘sur le droit chemin’. D’une manière générale, on ne parle pas d’homosexualité à l’école. Et les cours d’éducation sexuelle ne parlent que des relations hétérosexuelles. »
  • Alain (nom emprunté), enseignant vaudois : « Chaque année, mon contrat est renouvelé. Si on apprenait que je suis gay, cela ne m’étonnerait pas que l’année suivante on me dise qu’il n’y a plus assez d’heures pour moi. Certains de mes collègues le dise ouvertement : un homosexuel ne devrait pas enseigner. »
  • Valérie (nom emprunté), enseignante vaudoise : « C’est difficile de devoir mentir constamment sur son lieu de travail. C’est pesant, cela me démoralise parfois vraiment de ne pas pouvoir le dire. Je suis frappée de voir à quel point les ados, les garçons surtout, peuvent tenir des discours homophobes. »

Ces témoins exagèrent ?

Réactions lors d’une enquête de 360° en Suisse romande auprès des directrices et directeurs d’établissement

  • Collège valaisan : « Je n’ai rien à vous dire », avant de promptement raccrocher le combiné.
  • École lausannoise : « Le problème ne s’est jamais posé dans notre établissement. Nous n’avons pas d’élèves gays qui s’affichent. »
  • Directeur d’un CO genevois : «  Ce n’est pas la mission de l’école que de parler d’homosexualité. C’est un sujet délicat. »
  • Directeur d’un collège vaudois : «  Nous sommes conscients des problèmes d’intolérance, mais nous ne tenons pas à focaliser l’attention sur des thèmes explosifs.  »
  • Directeur genevois déclare « ne pas avoir de temps pour ce genre de problème. »
  • École jurassienne : « L’homosexualité ne peut être mise au même plan que les différences de race ou de religion. Ce n’est pas dans la norme naturelle.  »

Source :

  • RIETHAUSER Stéphane, A visage découvert, Editions Slatkine, 2000, ISBN 978-2051018197,

- Quelques Chiffres -

Extraits d’une étude : « Incidence du développement de l’identité sexuelle sur les risques de contamination par le VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels de 25 ans et moins en Suisse romande »
Dr Pierre Cochand, Pascal Moret, psychologue, et le Dr Pascal Singy, PD
Service de Psychiatrie de Liaison
Département Universitaire de Psychiatrie Adulte, CHUV, Lausanne, mai 2000.
Mandat de l’Office fédéral de la Santé Publique.
Avec le soutien du Fonds national pour la recherche scientifique

  • Première attirance, identification et rapports homosexuels

    • Age de la première attirance homosexuelle ► 12.9 ans
    • Age d’identification homosexuelle ► 16.6 ans
    • Age du premier rapport homosexuel ► 17.1 ans

  • Tentatives de suicide ?

    • Durant ces 6 derniers mois, avez-vous eu des idées de suicide ?

      • Non, jamais ► 68.3%
      • Oui ► 31,7 %
        • rarement ► 16.3%
        • Oui, parfois ► 9.8%
        • Oui, souvent ►5.7%

    • Avez-vous par le passé tenté de vous suicider ?

      • Oui ► 24.4%
      • Non ► 70.4%
      • Ne répond pas ► 1.6%
  • Age lors de la tentative de suicide (n=25)

  • Nombre des suicides des jeunes de 15 à 24 ans en 2005 en Suisse ► 92

Source : World Healht Organization , le 9 septembre 2009)



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VG Jeunes - IDAHOT 2016

VG Jeunes (ré)agit face aux violences qui mettent à mal le bien-être des jeunes romand•e•s.


Être trans’ aujourd’hui ?!

Exposition & Table ronde


Renens • Carrefour d’idées et des diversité

Semaine d’actions contre l’homophobie, la transphobie et le sexisme à laquelle participe VoGay.


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